Argent

 

Ce qui me surprend le plus dans l’humanité ? Les hommes. .. parce qu’ils perdent la santé pour accumuler de l’argent, ensuite, ils perdent leur argent pour recouvrer la santé. Et ils se perdent dans d’anxieuses pensées sur le futur au point de ne plus vivre ni le présent ni le futur. Ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir. .. et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu.

Dalaï Lama

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Le savoir interdit

Le Nom de la Rose

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Le livre

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Le film

Aristote     La rhétorique     La poétique

Le Making of sur YouTube

Ce film démontre ,par un paradoxe, l’importance de la culture. La lecture amène l’ouverture d’esprit, le pluralisme et le jugement. Dans cette dystopie, Le protagoniste sort de cette dictature, prônant l’obscurantisme, grâce à la connaissance. Une fois le film terminé, j’ai perçu ma bibliothèque comme un vrai trésor, accessible à tout le monde. Je me présente, je suis Walden de Thoreau.

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Jean-Jacques Annaud     Umberto Eco

Autres Billets

 

Les arts du sens

George Steiner

 

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« J’ai essayé de passer ma vie à comprendre pourquoi la haute culture n’a pas pu enrayer la barbarie, pourquoi elle en a été souvent l’alliée, le décor, le choeur au sens du choeur d’une tragédie grecque . »

« Je suis convaincu que les oeuvres d’un Homère, d’un Goethe, d’un Dostoïevski, d’un Beethoven, d’un Picasso ne peuvent exister dans un monde totalement séculier et qu’elles posent la question de l’existence de Dieu. La musique en particulier me démontre la réalité d’une présence, d’une transcendance. »

Réelles présences

Babelio     e-littérature.net

 

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Dans un style précis soutenu par une argumentation solide, Steiner fait ici le constat de la nécessité d’un horizon transcendant sur lequel fonder toute rencontre avec une oeuvre d’art. Il attaque de plein fouet les approches centrées sur la déconstruction des langages, les trop nombreuses mises en contexte sociologique qui souvent ne nous renseignent que très peu sur la portée véritable d’une oeuvre et encore moins sur l’expérience qu’elle suscite. Il déplore également la navrante séparation entre l’éthique et l’esthétique. Steiner tente de restaurer une vision où l’oeuvre se déploie dans un espace qui permet de créer du sens.

Où peut-on trouver le sens des arts ou de la littérature lorsque les oeuvres authentiques s’effacent au profit de l’ère des commentaires journalistico-universitaires ? L’art contemporain, comme l’humanisme moderne, ont échoué car ils manquaient tous deux de transcendance. Le rap masque toutes les voix pour laisser place à un son inhumain ; les livres broient du déjà-vu ou du déjà-lu… Le non-sens est le lot de notre temps. A moins de reconnaître dans les arts le sens émergeant de la création…

Extraits

 

La mémorisation assure la sauvegarde du noyau de l’individualité. Ce qui est gravé dans la mémoire – et donc susceptible d’être remémoré – garantit la stabilité du moi. Les pressions exorbitantes de la politique, le détergent que produit la conformité sociale, ne peuvent pas le faire disparaitre. Dans la solitude, publique ou privée, le poème remémoré, la partition jouée à l’intérieur de soi, sont les gardiens qui nous permettent de nous ressouvenir de ce qui résiste, de ce qui doit demeurer inviolé dans notre psyché. (p.29)

Connue avec la facilité qu’offrent les moyens électroniques de présentation, une bonne part de la musique et de la littérature demeure purement extérieure. La « consommation » remplace « l’ingestion ». Le danger est que le texte ou la musique perdent ce que la physique appelle sa « masse critique », son pouvoir d’implosion au sein des chambres d’écho du moi. (p.30)

Qu’il soit réaliste, fantastique, utopique ou satirique, l’univers que construit l’artiste s’affirme contre le monde tel qu’il est. Les moyens esthétiques représentent des interactions concentrées, sélectives entre les contraintes du monde observé et les possibilités sans borne de l’imagination. Un combinaison aussi intense d’observation et de spéculation est – toujours – une critique. Elle proclame que les choses peuvent être (ont été, seront) différentes. (p.31)

L’art est la meilleure lecture de l’art. (p.37)

Le langage essentiel du poème, du morceau de musique, du tableau et de la sculpture est le langage de la survie. (p.72)

Lorsque nous permettons à la poésie […] de pénétrer notre être (lorsque nous leur donnons droit de cité), nous regardons la présence nue – son aspect peut être inhumain – de la liberté elle-même. (p.200)

Le texte, la structure musicale, le tableau ou la forme, remplissent, en un sens – littéralement ou presque – spatial, des attentes, des besoins dont nous ne savions rien. Nous attendions ce dont nous aurions très bien pu ignorer l’existence, et les richesses que nous pouvions en tirer. Le choc de la correspondance – il peut être étouffé et ne se produire que par degrés imperceptibles – est de l’ordre de la possession : on est possédés par ce que l’on possède. (p.216)

Au coeur même de tout « acte d’art » on trouve le rêve d’une échappée absolue du néant, de l’invention d’une forme d’énonciation si nouvelle, si propre à son concepteur, que, à la lettre, il rendrait obsolète le monde qui l’a précédé. (p.242)

C’est dans et au travers de la musique que nous sommes le plus immédiatement en présence de cette énergie que la logique et la parole ne peuvent exprimer, mais qui n’en est pas moins parfaitement tangible, énergie de l’être qui communique à nos sens et à notre réflexion le peu que nous pouvons comprendre du mystère total de la vie. (p.258)

George Steiner

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Wikipédia     Inventaire

 

 

Le pianiste

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Le titre original du livre de Szpilman, paru pour la première fois en Pologne dès 1946 et racontant sa survie pendant la Seconde Guerre mondiale à Varsovie sous l’occupation allemande, est Une ville meurt. Il le rédige juste après la guerre, encore sous le coup de la souffrance vécue et y rapporte l’enfer du ghetto, la déportation de sa famille au camp d’extermination de Treblinka à laquelle il a échappé de justesse : quelqu’un, ayant reconnu le musicien célèbre et admiré, l’a soustrait à la foule vouée à la mort, lors du chargement du convoi, dans l’enceinte de transit à Varsovie. Il y témoigne aussi de la solidarité d’amis polonais qui l’ont hébergé après sa fuite du ghetto, ont risqué leur vie pour lui procurer des cachettes, jusqu’à ce qu’il fût découvert peu avant la fin de la guerre par Wilm Hosenfeld, un officier de la Wehrmacht qui lui sauva la vie, alors qu’il mourait de faim dans Varsovie presque totalement détruite.

Le livre de Szpilman est victime de la censure des nouveaux dirigeants communistes car il est tout sauf politiquement correct : après les horreurs de l’holocauste, il est inacceptable de présenter un officier allemand comme sauveur, et Szpilman est contraint de transformer Wilm Hosenfeld en Autrichien. Impensable également de présenter des Polonais ou des Ukrainiens comme collaborateurs dans l’extermination des Juifs de Pologne. Pendant les décennies qui suivent, les éditeurs qui souhaitent republier l’ouvrage en Pologne se heurtent au refus des autorités gouvernementales.

C’est ainsi qu’il faut attendre un demi-siècle avant que, à l’initiative du fils de Szpilman, Andrzej, le livre soit republié sous le titre Le Pianiste, tout d’abord en Allemagne. Rapidement, des éditeurs de tous les continents prennent la suite, convaincus de la nécessité de rendre accessible à un large public ce document exceptionnel sur la Shoah. Grâce au film de 2002 réalisé par Roman Polanski (voir Le Pianiste), qui reçoit de nombreux prix internationaux — dont trois Oscars —, le récit autobiographique de Władysław Szpilman est désormais connu de millions de spectateurs.

Wikipédia

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Adrien Brody     Wikipédia

 

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Roman Polanski     Wikipédia

 

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Władysław Szpilman